Jour de fièvre
Il est des ambiances, des univers
Qui me reviennent, me rappellent
En un instant, un éclair
Les reflets et les plaies de mes ailes ;
Ô, s’enfoncer des couteaux
Dans la chair jusqu’aux os ;
Faire glisser la lame sur le tranchant
Juste de quoi tuer le temps !
Il y eut aussi au loin cette cascade
Et la salive sur nos lèvres,
Les étoiles en parade ;
C’était encore un jour de fièvre !
Ô, tout réduire au néant,
Accepter de tanguer sur le fil
Et « écouter la pendule d’argent »
Jusqu’au battement soudain de nos cils…
Allez à vous maintenant !
Faites vibrez mon émoi
De vos plus beaux enchantements
Je ne vous oublierais pas !