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   Les murmures (18/12/07)  0 commentaire
[11/05/2008 18:52]

Les murmures

  

Auriez-vous la courtoisie

De me ramener au point central ;

Pourriez vous assécher ma frénésie

Et balayer cette torture cérébrale ?

 

Comme j’aimerais vous voir

Sans frontière ni mur ;

Vos yeux seraient  un miroir,

Un reflet sans fissure ;

 

Alors tous ces petits murmures

Qui a leur tour m’envahissent

S’effaceraient à l’usure…

Je voudrais qu’ils pourrissent !

 

Ainsi je m’allongerais serein

Dans l’herbe grasse du printemps

Et mon oreille s’enivrerait de vos desseins ;

Je vous assurerais apprécier l’instant !





   Marine (02/11/07)  0 commentaire
[11/05/2008 18:51]

Marine

 

 

Marine envisage

Un voyage dans l’éther,

De voir tous les visages,

Enfin de remonter les rivières !

 

Elle a l’âme à l’amer !

 

Elle veut quitter les grandes lignes

Et revenir en arrière ;

Elle voudrait rester digne

Aux quatre coins de l’atmosphère !

 

Mais elle a l’âme à l’amer…

 

Oh Marine ! vise la revanche…

Dans ta bouche l’écume est si blanche ;

Les notes salées de ta peau

Feront la sécheresse de tes eaux…





   Pour un instant (02/11/07)  0 commentaire
[11/05/2008 18:49]

Pour un instant…

 

 

 

Elle glisse le long des murs

Sur des sons qui saturent

Sa grâce et ses gestes

Alors elle fait du leste !

 

Elle laisse derrière elle

Son sourire et ses ailes

Et prend l’air farouche ;

Elle veut plus qu’on la touche !

 

La voilà qui se recroqueville,

Qui se rétracte dans sa coquille ;

Elle s’agace et trouve louche

Le son et les yeux des mouches…

 

Et pourtant au coucher de l’automne

De Paris à Barcelone

Et de Moscou à Pékin

Elle ne garde rien !

 

 





   Le Roi (28/10/07)  0 commentaire
[11/05/2008 18:47]

Le Roi

 

 

J’me fou du Roi

Et de ses veines !

Voyez-vous ses lois ?

Laissons le prendre les rênes…

 

A être le pion

Et à tourner autour

Des mille et une questions

Qui fortifient les deux tours

 

On pourrait devenir le cheval de Troie

Qui battrait la course aux armes

Sous des draps de peau sans joie

Pour faire verser quelques larmes

 

Des cases noires et blanches

Seraient à porter jusque dans les cieux

Et à glisser sur la tranche

Des blasons qui s’agitent sur les pieux

 

Oh non Majesté ! Votre dynastie

Et votre sang bleu

Quelle barbe ! non, c’est bien fini…

C’est un échec ! c’est mieux…


   Debout les morts ! (27/10/07)  0 commentaire
[11/05/2008 18:45]

Debout les morts !

 

 

Brandissez vous de vos cimetières !

Soyez atomes et particules !

Envolez vous comme poussière

Sur le dos des libellules !

 

Aucune cantique, aucune prière

Peut vous soumettre

De jugement sur les chairs ;

Vous resterez des êtres !

 

C’est pour mieux vous garder

Sous contrôle : orientation !

Vous ne pourriez vous étonner

De vos célestes punitions !

 

Agiter vos âmes, fixer les bornes

Aucune Autorité ne pèse sur vous ;

Seul un royaume morne

Et l’absence de souvenir doux…

 

Votre funeste matière

Pourra ainsi joindre

Les éléments de demain et d’hier

Sans qu’aucun n’ai à geindre


   L'enfant agité (16/10/07)  0 commentaire
[11/05/2008 18:43]

L’enfant agité

 

 

Envoyez les fusées en piste,

Leur place est à prendre !

Des sanctions font une liste

De tableaux à suspendre !

 

Sans moralité !

Cet enfant agité,

Cet enfant agité…

 

Sans moralité !

C’est l’enfant à jeter !

Un enfant à jeter !

 

Eh ! tout mon commerce,

C’est vos spirales ;

J’arrête ceux qu’exercent

A cadence infernale !

 

Moi c’est la rage

Qui m’donne le droit !

Vous êtes bien sage

Dans l’étau mes proies !


   Quelquepart (13/10/07)  0 commentaire
[11/05/2008 18:41]

Quelque part

 

 

Quelque part dans l’histoire

Y a un homme qui s’balance,

Qui s’étouffe, qui s’étrangle ;

Il a choisi sa transe

Tout au bout de sa sangle !

 

Et ailleurs sans tailleur

Y a une femme et son ombre,

Les talons en cadence

Qui se déhanche et sombre ;

C’est son rythme, c’est sa danse !

 

Quelque part sur le trottoir

Y a un gosse dans l’errance

Qui s’oublie, qui s’efface ;

Qui s’effondre en silence

Pour éloigner la menace !

 

Mais là  une louve nous couve !

Et comme elle hurle à lune

Ses raisons et son sang ;

Voyez vous sur les chaudes dunes

Tout l’amour qu’elle étend ?


   Le serpent (04/08/07)  0 commentaire
[11/05/2008 18:39]

Le serpent

 

 

 

Comme il sort de sa roche,

Il glisse lentement et se tord ;

Son mouvement d’approche

Pâlit au reflet d’un croque mort

 

Alors son sifflement fend l’air

Et brise la ballade tranquille

Qui animait nos chairs ;

Allez ! Soyons dociles !

 

Quand nos veines abriteront ses crochets

Un venin pourra nous étourdir

Et nous n’auront plus aucun rejet

Pour les ténèbres qui seront à venir ;

 

Et semblables à des moutons en pâture

Nous couleront dans son antre

Sans sentir la menace des écorchures

Auxquelles il inspire dans son ventre.


   Si tout revient (26/07/07)  0 commentaire
[11/05/2008 18:38]

Si tout revient

 

 

 

 

Spécialiste des fluides labyrinthiques,

Tu coules au fond des flots

Sans choix, c’est automatique :

On effleure les brûlures de ta peau

 

Alors, sors de là, sors !

Le temps se fait cyclique

Quand l’ombre qui en toi dort

S’élève dans un vent de panique

 

Nos yeux pleurent tes agitations ;

Les secousses de ta tristesse

Sont créatrices de perturbations :

Mais quelles aiguilles te traversent ?

 


   Madame (21/06/07)  0 commentaire
[11/05/2008 18:37]

Madame

 

 

Prenez garde Madame

Vos yeux se laissent envahir ;

Ces immondes oriflammes

Sont la mosaïque des empires ;

 

Et tous ceux-là Madame,

Ne sont que vampire

Résistez à leurs charmes,

Immense est leur délire ;

 

Ils songent souvent Madame

A serpenter dans vos veines,

Leurs dents sont de grandes lames ;

Vos nuits ne seront plus sereines ;

 

Alors relevez vous Madame

Et d’un pas énergique

Faites séchez vos larmes

Et calmez leurs rires cyniques.


   Etoile d'horizon (29/05/07)  0 commentaire
[11/05/2008 18:34]

Etoile d’horizon

 

 

 

Autour de moi les feux

Jaillissent et s’animent,

Grandissent en reflet  vos yeux

Voyez-vous mon abîme ?

 

Quand l’air fait son nuage

Qui sans caprice m’enveloppe ;

Mon âme s’évade et galope

A la pensée de votre visage ;

 

Alors sous moi la terre

S’écarte et se fissure

Vous vouliez être l’éphémère,

Une étoile en bordure ;

 

Vous êtes donc retourné à l’eau, votre essence

Et moi à l’horizon, ma sirène ;

Dans vos rêves, je ne serais que transparence

Pour vous, ma lumière, ma reine !


   Tristan (18/05/07)  0 commentaire
[11/05/2008 18:33]

Tristan

 

 

 

Tristan, la nuque en arrière

Enfouis sous la foule

S’affale dans la poussière

Et écoute le temps qui coule ;

 

Les yeux à peine ouverts ;

Voit loin des carcasses

Sous d’autres réverbères

Qui entre elles s’entassent ;

 

Elles exposent leur pourriture

Et étendent leurs âmes lasses

Reflètent notre moisissure

Tristan, entend l’argent hélas !


   Liza (21/03/07)  0 commentaire
[11/05/2008 18:31]

Liza

 

 

Liza, ta famille te voudrais comme çà ;

Au milieu de tous, pris sous les étoiles ;

Tes pensées Liza, s’évaporent ici et là ;

Elles s’échappent de ces grands voiles !

 

Ton âme pourtant Liza,

A se confondre au milieu de tout

Reste dans son corps là ;

Les mains croisées à genoux ;

 

Ton rêve lui était rose ;

A l’image tes yeux sont rouges ;

Tu voulais une métamorphose

D’un monde Liza, qui sans toi bouge ;

 

Tu brillais tant Mademoiselle

Que les hommes pour toi Liza

Se sont unis pour être cruels

A oublier ton cœur qui bat ;

 

Alors sous quel silence encore

Les vents t’emporteront Liza

Sans ronger de remords

Celui-ci ou celui là.


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