Les fourmis m’ennuient
Les fourmis n’sortent jamais vraiment du rang;
Voilà longtemps ma belle
Qu’elles ont toutes perdues leurs ailes
Et obéissent à leur reine sagement;
J’avoue qu’avec les fourmis,
J’suis plutôt un gars qui s’ennuie
Et qu’moi et les fourmis
C’est un peu l’jour et la nuit!
Je rêve de les voir voler une à une
Prendre la liberté de leur destination;
Que la routine se stoppe pour chacune;
Que se soit leur révolution!
Mais les unes derrière les autres
Elles se suivent comme des ombres;
Marchent en cadence et sont les apôtres
D’une fourmilière qui grandit et jamais ne sombre;
Alors j’avoue qu’avec les fourmis,
J’suis plutôt un gars qui s’ennuie
Et qu’moi et les fourmis
C'est un peu l’jour et la nuit!