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   Sans fin (23/11/04)  0 commentaire
[11/05/2008 18:16]

Sans fin

 

Regardez mes amis

Les pauvres et tristes restes

Présents dans mon esprit

Qui m’obligent à tourner ma veste

Chaque fois que la chance me sourit;

Voyez mes amis, je suis pire que la peste!

 

Entendez mes amis

Les cris stridents que volontiers je vous partage

Qui n’ont pas d’écho sur cette terre appauvrie

Bien qu’ils soient plus intenses avec l’âge

Et que leurs sons guident ma vie;

Entendez mes amis que je suis en cage!

 

Touchez mes frères

Mon coeur qui se croit,

Sûrement à tort comme pierre

Lorsqu’il est seul et froid

Voyant l’amour partir l’air fier;

Touchez mes amis, mon dos n’est pas droit!

 

Sentez mes amis

La douce et légère odeur

Qui tous les jours pour moi se réduit;

Oui, c’est celle des fleurs

Normalement aux parfums aussi bons qu’infinis;

Mais sentez mes amis, «la vie me fait peur!»

 

Goûtez mes amis

A la vie car elle est belle;

«A vous», pleinement elle sourit

Et vous fait prendre des ailes;

Pendant que chaque jour je faiblis;

Goûtez mes amis et dites moi si le jeu en vaut la chandelle!





   Erirous (27/05/04)  0 commentaire
[11/05/2008 18:13]

Erirous

 

 

Le soleil est-il revenu dans tes pensées

Depuis la dernière lettre que tu m’as adressé

Où tu m’évoquais quelques soucis

Prenant place dans ta vie;

 

Dis moi que sur tes fines lèvres

Se dessine à nouveau ce beau sourire

Même les longs jours de fièvre

Qui doucement nous déchirent ;

 

Dis moi que tout est fini

Et que plus rien ne sera sombre

Dans cette belle et douce vie

Où les songes sont des ombres





   Mesès (26/03/04)  0 commentaire
[11/05/2008 18:12]

Mesès

 

 

Ô mon Soleil,

Eclaire mon Sommeil,

Envahit de tes rayons,

Les recoins les plus profonds

D’une grise matière

Se reposant à ta lumière;

 

Ô mon Sommeil,

Par ce Soleil,

Trouve calme et sérénité

En effaçant les esprits noués

Par un lourd et noir rideau

Fécondant les rêves du cerveau;

 

Ô Mesès,

Gardez sur mon faciès,

L'extension d’un sourire

Jusqu’au temps du soupir,

Sans me vider des émotions diverses

Qui à leur guise me transpercent.

 





   Disparition (13/02/04)  0 commentaire
[11/05/2008 18:10]

«Disparition»

 

 

Lorsque seules restent les ombres,

Pense qu’aucune personne,

Au coeur de la nuit sombre,

Ne désire entendre ta voix qui résonne;

 

Car elle n’aura que pour réponse,

A la place d’un son familier,

Un écho qui vers toi fonce

Et revient à tes pieds;

 

Un écho qui te sert la gorge,

Te fait monter les larmes,

Pendant que ton coeur de tristesse regorge

Au souvenir de ce drame;

 

Et quand la goutte de tes yeux,

Coule sur tes joues en les mouillant,

Souviens toi des jours heureux,

Vécus ensemble comme au soleil du printemps.


   Décors (14/01/04)  0 commentaire
[11/05/2008 18:07]

«Décors»

 

 

Table de bois supportant nos longs repas

Entourée de chaises innombrables

Pour que nos fessiers ne touchent plus bas;

Théorie vulgaire mais probable;

 

Radio aux multiples informations

A l’antenne de fer plantée sur elle

Voyant sa cousine la télévision

Doucement la mettre à la poubelle;

 

Placards où se pendent nos manteaux

Et se rangent par ordre nos livres

Souvent du plus petit au plus gros

Pour que s’y retrouve même l’ivre;

 

Objets de toutes sortes

Fabriqués d’artisanat ou d’industriel

En vous des âmes mortes

Ne reflètent que du matériel.


   Silence (04/01/04)  0 commentaire
[11/05/2008 18:06]

«Silence»

 

 

 

Derrière l’écume blanche laissée

Par la vague qui au bout du rouleau

Comme le cristal s’est cassée

Gémissant le son de l’eau;

 

Derrière les feuilles pendant aux bouleaux

Par des tiges sans cesse bougeant

Comme dans le ciel de petits oiseaux

Murmurant le son du vent;

 

Derrière un bois rougissant

Par une flamme au coeur bleu

Comme le ciel par beau temps

Crepitant le son du feu;

 

Derrière et seulement derrière

Sont ces moments de silence

N’existant que dans notre imaginaire

Pour que nos idées vibrent et dansent

 

 


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