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   Jour de fièvre (19/06/08) (0 commentaire)
[19/06/2008 14:03]

Jour de fièvre

 

 

Il est des ambiances, des univers

Qui me reviennent, me rappellent

En un instant, un éclair

Les reflets et les plaies de mes ailes ;

 

Ô, s’enfoncer des couteaux

Dans la chair jusqu’aux os ;

Faire glisser la lame sur le tranchant

Juste de quoi tuer le temps !

 

Il y eut aussi au loin cette cascade

Et la salive sur nos lèvres,

Les étoiles en parade ;

C’était encore un jour de fièvre !

 

Ô, tout réduire au néant,

Accepter de tanguer sur le fil

Et « écouter la pendule d’argent »

Jusqu’au battement soudain de nos cils…

 

Allez à vous maintenant !

Faites vibrez mon émoi

De vos plus beaux enchantements

Je ne vous oublierais pas !





   Des braises et des cendres (09/05/08) (0 commentaire)
[11/05/2008 18:55]

Des braises et des cendres

 

 

Ô mon sang, ma rue,

Quelle est cette peau, cette mue ?

Je ne me souviens plus

Rappelle moi ce qu’il est advenu

 

Mais tout est resté là !

Juste au bout de tes doigts

Et d’ailleurs ne vois-tu pas

Que ça n’te ressemble pas ?

 

Tout ce que je retiens

C’est que rien ne m’appartient

Et si un jour ça me reviens

Saurais je où est le lien ?

 

Je ferais briller des souvenirs

Qui seront mon sir

Dans un souffle t’envahir

Et ne jamais revenir

 

En coulant dans ces méandres

Je t’affirmerais entendre

Que je peux encore m’étendre

Sur des braises et des cendres





   Le bateau d'argent (05/03/08) (0 commentaire)
[11/05/2008 18:54]

Le bateau d’argent

 

Je me souviens encore

Beau bateau d’argent

M’être allongé sur ton pont d’or,

M’être endormi au son du vent ;

 

Quelles croisades nous fîmes !

De l’aurore jusqu’au couchant,

Du plat des vagues à leurs cimes,

Nous vîmes mers et océans…

 

Là, dans le sable, les pieds enfouis

Je regarde la ligne d’horizon…

Pourrais-je y voir l’ombre de ta poulie

Sans qu’elle soit mirage ou illusion ?

 

En attendant, je mange, ris et dors ;

Je fais mine de t’avoir oublié

Ou que tu es encré à mon port ;

Ne me dites pas que le vent a tourné !

 

Tu vois, toi qui vis au fil de l’eau,

Mes pensées se dirigent vers ta voile,

Je voudrais être encore matelot

Et sur ton pont d’or m’endormir sous les étoiles.






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